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2月19日 DES EXEMPLES QUI NOUS INTERPELLENTIL EST DES NOMS QUI DOIVENT NOUS REVENIR A L'ESPRIT ...
GANDHI, MARTIN LUTHER KING, MANDELA.
Depuis ces dernières semaines où nous vivons une intense activité politique en France (approche électorale oblige) mais également ailleurs dans le monde.
En Afrique avec les négociations diverses, les tensions ressurgissent de nos profondeurs oubliées, tel en Guinée où le peuple montre une certaine lassitude face au pouvoir de Lansana Conté, en Côte d'Ivoire où les protagonistes campent sur des positions aux contours flous, au Soudan où les populations entières du Sud sont l'otage d'un pouvoir qui veut imposer je ne sais quel régime.
L' Irak où la Grande Puissance américaine a du mal à contenir le flot des manifestations de violences dans tout le pays, court inexorablement vers le chaos; au Liban, le peuple en a marre de l'emprise des pays voisins comme la Syrie et l'Iran, ...
Bref, nous sommes à la croisée des interrogations sur la construction d'une société de Paix en ce début de l'année 2007.
N'est-ce pas le moment de se demander où va le monde?
Il est temps que nous comprenions combien nous ne pouvons plus continuer à vivre de la sorte.
Et pourtant, l'histoire nous a déjà montré bien des exemples de ce que nous pouvons aspirer de mieux pour construire un monde en paix. des hommes ont donné de leur vie pour nous éviter les erreurs d'une conception trop centrée sur la recherche d'une satisfaction égocentriste des problèmes qui nous assaillent.
En France, le peuple ne sait pas trop quelle société constituerait l'idéal d'un vie meilleure. Les hommes politiques y vont de leurs promesses à faire palir ceux d'entre nous qui croient encore à la chose publique.Entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, que les médias portent à bout de pronostic comme si nous étions dans un champ de course, François Bayrou qui a le vent en poupe dans les sondages et Jean-Marie Le Pen qu'on n'entend pas mais qui reste présent, nous nous demandons s'il reste encore une place pour notre libre arbitre. Les échéances approchent, et nous allons vivre des moments intenses ces prochaines semaines.
Restons donc vigilants, et ne nous laissons pas prendre au jeu de la démagogie.
Des priorités sont réelles, tant dans l'emploi des jeunes, l'éducation et la santé, le développement durable et la préservation de l'environnement, la sécurité des concitoyens, la place de la France dans un monde plus humaine et solidaire.Nous sommes à la croisée des chemins parce que le monde attend que les hommes et les femmes qui nous dirigent ou qui aspirent à le faire prennent la mesure de la gravité de ce que nous vivons.
Nous avons besoin d'hommes et de femmes qui fassent preuve de clairvoyance dans les grandes décisions qui engageront le monde dans une dynamique de recherche de la Paix pour les Etats mais également pour les hommes.
Prenons exemple sur des hommes qui ont déjà balisé le terrain pour nous permettre d'accélerer la transformation de notre conception de la vie.
GHANDI, Artisan de la non-violence (par Jean-Marie Muller) Le nom et le visage de Gandhi sont devenus familiers aux Occidentaux et, cependant, sa pensée et son action leur restent largement méconnues Généralement, ils nourrissent pour lui l'admiration lointaine que l'on porte volontiers aux personnages que la légende a auréolés d'un halo de sagesse. Mais Gandhi reste largement ignoré au milieu même de sa célébrité. Au nom de Gandhi se trouve associé le mot de non-violence. Mais parce que l'idéologie de la violence nécessaire, légitime et honorable qui domine nos sociétés nous a donné une conception positive de la violence, nous avons le plus souvent une perception négative de la non-violence. Dès lors que la violence apparaît comme la vertu de l'homme fort qui a le courage de prendre les plus grands risques pour lutter contre l'injustice et défendre la liberté, la non-violence est considérée comme la faiblesse de l'homme lâche, résigné à subir le joug des oppresseurs et pactisant par avance avec les agresseurs. L'absence totale de mal-veillance Le mot non-violence est la traduction du terme sanscrit ahimsa employé dans les textes philosophiques de la littérature hindouiste et bouddhique. Ce mot est formé du préfixe négatif a et du substantif himsa qui signifie le désir de nuire, de faire violence à un être vivant. L'ahimsa est donc la prise de conscience, la maîtrise et le renoncement à ce désir de violence qui est en l'homme. "La non-violence parfaite, écrit Gandhi, est l'absence totale de malveillance" à l'encontre de tout ce qui vit. (...) Sous sa forme activée, la non-violence s 'exprime par la bienveillance à l'égard de tout ce qui vit. C'est l'amour pur" (1). Lâcheté, violence et non-violence Ce que Gandhi a montré, non seulement par la parole mais surtout par l'action, c'est que, Si la violence est préférable à la lâcheté, la non-violence est une attitude plus courageuse que la violence. "Je crois vraiment, affirme-t-il en J920, que là où il n'y a que le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. (...) C'est pourquoi je préconise à ceux qui croient à la violence d'apprendre le maniement des armes. Je préférerais que l'Inde eût recours aux armes pour défendre son honneur plutôt que de la voir par lâcheté, devenir ou rester l'impuissant témoin de son propre déshonneur Mais je crois que la non-violence est infiniment supérieure à la violence, que le pardon est plus humain que le châtiment. (...) La non-violence est la loi de l'espèce humaine comme la violence est celle de la brute. L'esprit est assoupi chez la brute et celle-ci ne connaît d'autre loi que la force physique. La dignité de l'homme réclame de lui l'obéissance à une loi supérieure, - à la puissance de l'esprit" (2). Ainsi, opter pour la non-violence, c'est vouloir respecter la vie de tous les êtres vivants. C'est, pour cela, dire non à toutes les justifications de la violence qui font d'elle un droit de l'homme ; c'est délégitimer la violence. Ainsi, pour Gandhi, la non-violence n'est pas seulement, elle n'est pas d'abord une méthode d'action, elle est une attitude, c'est-à-dire essentiellement un regard, un regard de bienveillance et de bonté envers l'autre homme. La non-violence est pour Gandhi un principe "Je crois, affirme-t-il, dans le principe de non-violence ' ("I believe in the principle of non-violence) (3)). Elle est selon lui le principe même de la recherche de la vérité. "La non-violence et la vérité, écrit-il, sont si étroitement enlacées qu'il est pratiquement impossible de les démêler et de les séparer l'une de l'autre. Elles sont comme les deus faces d'une même médaille ou plutôt d'un disque métallique lisse et sans aucune marque. Qui peut dire quel en est le revers et quel en est l'avers ? " (4). Apprendre à dire "Non" La recherche de la vérité sur le chemin de la non-violence exige de mettre en œuvre des moyens d'action qui soient en cohérence avec la fin poursuivie "Les moyens, affirme Gandhi, peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre" (5>. Selon Gandhi, ce qui fait la puissance de l'empire britannique aux Indes, ce n'est pas tant la capacité de violence des Anglais que la capacité de soumission des Indiens." Ce ne sont pas tant les fusils britanniques, affirme-t-il, qui sont responsables de notre sujétion que notre coopération volontaire" (6). Dès lors, pour se libérer du joug qui pèse sur eux, les Indiens doivent cesser toute coopération avec le gouvernement qui les opprime. "Le gouvernement, assure Gandhi, n 'a aucun pouvoir en dehors de la coopération volontaire ou forcée du peuple. La force qu'il exerce, c 'est notre peuple qui la lui donne entièrement. Sans notre appui, cent mille Européens ne pourraient même pas tenir la septième partie de nos villages. La question que nous avons devant nous est par conséquent d'opposer notre volonté à celle du gouvernement ou, en d'autres termes, de lui retirer notre coopération. Si nous nous montrons fermes dans notre intention, le gouvernement sera forcé de plier devant notre volonté ou de disparaître" (7). "Une nation de 350 millions de personnes, affirme encore Gandhi. n 'a pas besoin du poignard de l'assassin, elle n 'a pas besoin de la coupe de poison, elle n 'a pas besoin de l'épée, de la lance ou de la balle de fusil Elle a seulement besoin de vouloir ce qu'elle veut et d'être capable de dire "Non", et cette nation apprend aujourd'hui à dire "Non" (8). Gandhi pense que l'oppression subie par les Indiens ne vient pas tant de la méchanceté personnelle des Anglais que de la malfaisance du système colonial britannique. Dès lors, sa stratégie vise à la fois à "convertir" les Anglais, c'est-à-dire à tenter de leur faire prendre conscience de l'injustice qu'ils font subir aux Indiens, et à les "contraindre" en les privant de la coopération dont ils ont besoin pour assurer leur domination et sans laquelle ils deviennent impuissants. "Notre résistance à l'oppression britannique, assure-t-il, ne signifie pas que nous voulions du mal au peuple britannique. Nous cherchons à le convertir non à le battre sur le champ de bataille. Notre révolte contre l'autorité britannique est désarmée. Mais que nous convertissions ou non les Britanniques (c'est nous qui soulignons), nous sommes décidés à rendre leur domination impossible par la non-coopération non-violente. C'est une méthode invincible par sa nature même. Elle est basée sur la connaissance qu'aucun spoliateur ne peut parvenir à ses fins sans un certain degré de coopération involontaire ou forcée de la part de sa victime" (9).
Le sens même de notre existence et de notre histoire Gandhi, en définitive, est un personnage fort complexe. "C 'était, affirmait Jawaharlal Nehru, un extraordinaire paradoxe que cet homme" (10). Gandhi est un intuitif et sa pensée, toujours en prise sur l'événement, présente souvent des contrastes qui heurtent nos raisonnements cartésiens et peuvent nous déconcerter. Ainsi lui arrive-t-il de se mouvoir entre un idéalisme moral quelque peu incertain et un réalisme politique très rigoureux. Nous ne saurions donc figer sa pensée dans un quelconque "gandhisme" qui se présenterait comme une doctrine fermée sur elle même. Il reste que l'apport de Gandhi est essentiel à la compréhension de la non-violence. Il y a un avant et un après Gandhi à la fois dans la réflexion philosophique sur l'exigence éthique de non-violence qui fonde l'humanité de l'homme. et dans l'expérimentation de la stratégie de l'action non-violente qui permet la résolution pacifique des conflits. Gandhi ne nous offre pas des réponses à répéter, mais il nous invite à poser avec lui des questions essentielles dont l'enjeu concerne le sens même de notre existence et de notre histoire. Et, comme lui-même a tenté de le faire en son temps, il nous appartient d'inventer ici et maintenant les meilleures réponses possibles.
Martin Luther King, pour la cause de la dignité humaine
(par Moussouloumi Boukari)
La mémoire des grands hommes et des figures emblématiques a été toujours honorée et immortalisée dans le but de servir de modèle aux générations futures. Les Américains ne se sont pas dérobés à cette réalité au sujet du pasteur Martin Luther King. Une figure qui a marqué l’histoire de l’humanité au cours du 20e siècle. Ainsi, chaque année, le 3e lundi du mois de janvier, est célébrée la journée fédérale, en l’honneur du Dr King et au souvenir de la juste cause qu’il a défendue.
L’homme dont les paroles et les gestes ont bouleversé l’Amérique jusqu’en profondeur, fut sans doute le pasteur Martin Luther King. Ce charismatique, grand défenseur et militant des droits civiques et humains, est né le 15 janvier 1929 à Atlanta, en Georgie. Sa vie fut trop brève. Le 4 avril 1968, il était à Memphis, pour soutenir la grève des éboueurs noirs de cette ville, quand il tomba sous les balles d’un assassin. Il avait 39 ans.
C’est 15 ans après sa mort, le 2 novembre 1983, que le président républicain d’alors, Ronald Reagan, a décrété à la Maison Blanche à Washington, un jour de fête nationale tous les ans, chaque 3e lundi du mois de janvier, en mémoire de ce grand témoin de Dieu, cet infatigable militant des causes justes. Il a suscité auprès des Américains un sentiment profond et sincère, l’idée que « la justice doit être aveugle à la couleur de la peau et à la problématique de la langue, que les Noirs Américains et les Blancs pouvaient dire que leur destinée est liée à notre destinée, que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté... ».
Martin Luther King fut élevé dans une famille essentiellement chrétienne dont tout le monde était pasteur. Après ses études sanctionnées par un doctorat en théologie en juin 1955 à l’âge de 26 ans, il fut consacré à l’église baptiste de son père.
Sa position pour la paix et sa philosophie de non violence pour résister aux armes lui ont valu le prix Nobel de la paix le 10 décembre 1964 à Oslo en Norvège. Son arme redoutable et sa confession de foi étaient « l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». Ceci le disposa à mettre sa vie au service des autres.
L’oeuvre de King et sa philosophie de la non violence
Martin Luther King avait compris que les grandes causes exigent souvent de grands sacrifices et de surcroît, il était persuadé que tous les êtres humains sont faits à l’image de Dieu et naissent égaux. Partant de ses valeurs divines et conscient du mépris, de l’injustice et de la discrimination qui avaient cours dans sa société, il décida de consacrer sa vie à l’émancipation de ses concitoyens. A l’époque, les Noirs étaient isolés de leurs droits civiques notamment, droit de vote, droit d’aller à l’école, droit à l’emploi convenable, etc.
Dr King rentra dans les archives de l’histoire de l’Amérique, quand il fut élu à la tête de Montgomery Improvement Association (MIA), alors que Mme Rosa Parks, venait d’être arrêtée pour avoir enfreint les lois sur la ségrégation. Elle a refusé de changer de place, lorsque le conducteur de l’autobus lui a demandé de se lever pour aller s’installer à l’arrière.
Stupéfié par cette injustice, il convoqua une assemblée générale au cours de laquelle, il décida du boycott du réseau des transports publics par les Afro-américains dans tout l’Etat d’Alabama. Dans un total esprit d’amour et de fraternité chrétienne, il poursuivra sa lutte malgré les menaces, les intimidations, les emprisonnements. Il excluait la vengeance, l’agression et les représailles. Le Pasteur King obtiendra en 19641a signature de la loi sur les droits civiques et la suppression de la discrimination par le président Lyndon Johnson. Après l’adoption de ces lois, il continua à recourir à sa stratégie de protestation sociale non violente et élargit la portée de son action sur la pauvreté des Noirs.
La vie de Martin Luther King était pleine d’instruction de paix et de non violence. Orateur d’une rare éloquence, à toutes les échelles, les femmes et les hommes étaient imbus d’esprit de sacrifice, de tolérance et d’amour. Car, disait-il « la violence ne pourrait régler une situation que d’une manière superficielle mais pas définitive. Par contre, la non violence amène au dialogue, à la compréhension quelle que soit la durée ».
NELSON MANDELA (1918 - ), prix Nobel de la Paix 1993.
Fils d'un chef Thembu, Mandela est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata. Il étudie à Fort Hare, d'où il est renvoyé pour avoir participé à une manifestation d'étudiants, et à l'université de Witwatersrand, où il obtient un diplôme en droit en 1942. En 1944, Mandela adhère au Congrès national africain (ANC). Lorsque le « Parti national » arrive au pouvoir, en 1948, et introduit l'apartheid, Mandela et l’ANC résistent à la politique raciste du gouvernement. En 1956, Mandela est arrêté et jugé pour trahison, mais il sera acquitté en 1961.Après le massacre de Sharpeville en 1960, l’ANC et le Congrès panafricain sont interdits. Mandela abandonne alors la stratégie non-violente de l’ANC et fonde une organisation militaire, Umkhonto we Sizwe. En 1962, il est condamné à cinq ans de travaux forcés et, en 1963, il est inculpé avec d'autres leaders, de sabotage, trahison et complot. Pour ces faits, il est condamné en 1964, avec sept autres militants, à la prison à vie. Le massacre de Sharpeville: Le 21 mars 1960, la police sud-africaine ouvre le feu sur une foule de manifestants : 69 personnes sont tuées et il y a plus de 180 blessés. C’est un moment charnière de l'histoire du pays, cette tuerie insensée déclenche une vague de protestations tant au niveau national qu’international.
Congrès panafricain : Parti politique d'Afrique du Sud fondé en 1959 en réaction à l'action multiraciale de l'ANC et aux liens que celle-ci entretenait avec les communistes et les soviétiques. Interdit en 1969, c'est de la Zambie, pays frontalier de l'Afrique du Sud, que les leaders exilés organisent leur opposition au régime de l'apartheid.
«Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi,
et cet ennemi devient votre associé.»
L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.» « J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Je caresse l'idéal d'une société démocratique et libre où toutes les personnes puissent vivre ensemble et en harmonie, en bénéficiant de l'égalité des chances. Ceci est un idéal pour lequel j'espère vivre et voir réaliser. Mais c'est aussi un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »
« Pourquoi est-ce que dans ce prétoire, je dois comparaître devant un magistrat blanc, être confronté à un procureur blanc, escorté par des gardiens blancs ? On ne peut suggérer honnêtement et sérieusement que dans ces conditions, la neutralité de la justice soit assurée... Je suis un homme noir dans la cour d'un homme blanc. Ceci ne devrait pas être. »
« Une nouvelle société doit naître de laquelle toute l'humanité sera fière... Nous avons enfin réalisé notre émancipation politique. Nous nous mettons en gage à libérer tous nos frères du servage continu de la pauvreté, de la privation, de la souffrance, et toute autre discrimination. Plus jamais, jamais, et jamais ce beau pays ne devra connaître l'expérience de l'oppression d'un groupe sur un autre... »
Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice.
Il s'agit de protéger les droits humains fondamentaux. Toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la faim et de la soif, et libre de s'exprimer et de s'associer comme elle l'entend.Cependant, à l'aube de ce nouveau siècle, des millions de personnes sont toujours prisonnières, esclaves et enchaînées.La pauvreté massive et les inégalités sont de terribles fléaux de notre temps – à une époque où le monde s'enorgueillit des avancées formidables réalisées dans le domaines de la science, de la technologie, de l'industrie et l'accumulation de richesses. Les populations vivant dans la pauvreté sont celles qui ont le moins accès au pouvoir en vue de déterminer les politiques à venir – en vue de déterminer leur avenir. Mais elles ont droit à une voix. On ne doit pas les faire asseoir en silence tandis que le «développement» se produit autour d'elles, à leurs dépens. 1月5日 SOUHAITS URGENTSJe me surprends à penser que l'année 2007 sera une année de prise de conscience,
De la richesse que nous avons tous à préserver,
De la nécessité de porter ensemble le fardeau de notre existence,
Puisque nous ne pouvons pas vivre seuls.
Le monde va mal, et nous le voyons tous les jours,
Il y a des morts en Irak par dizaine,
Que dis-je, par centaine dans une tuerie aveugle.
Et Saddam Hussein est mort, pendu !
Les enfants continuent de tomber sous les balles
De la barbarie des hommes en Palestine,
Pense-t-on que ça ira mieux en Somalie
parce que les troupes éthiopiennes sont entrés à Mogadiscio,
Et que les Islamistes ont fui le pouvoir,
Mais c'en est rien,
La paix n'est pas encore pour demain.
On ne veut pas voir cette violence aux portes de l'Europe,
Mais elle est là, tapie dans la misère de nos banlieues,
Il fait froid, et l'hiver qui s'annonce
révèle au grand jour la poubelle de notre développement.
Si c'est cela à quoi doit tendre l'homme de 2007,
Alors je n'en veux pas.
Elle est porteuse , non pas d'espoir,
Mais de révolte contre la surenchère et la cupidité.
Soyons plus proches les uns des autres.
Et l'année 2007 sera le début d'un renouveau.
Je me permets de le penser, et de le vouloir très fortement.
12月31日 MESSAGE DE LA NOUVELLE ANNEE 2007MEILLEURS VOEUX POUR L'ANNEE 2007
C'est une occasion de renouveler les bonnes décisions que nous avions prises
en début d'année écoulée,
De voir ce que nous avons pu réaliser
D'en exprimer la joie et la satisfaction,
De regarder dans le miroir de notre vie
Les choses qui nous ont été plus difficiles,
Tant au niveau de la santé,
Du travail,
Des relations familiales
Des rapports avec nos amis,
Bref, tout ce que nous aimerions améliorer,
Et prenons la décision courageuse,
De relever les défis que nous nous fixons.
ET gagnons la Victoire sur nos faiblesses.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2007 !!! 11月12日 QUEL BONHEUR !SOYONS HEUREUX DE VIVRE
Parfois, nous sommes accablés par les souffrances qui nous viennent de toutes parts,
le décès d'un être qui nous est cher,
la maladie qui diminue nos moyens d'action,
la déception qui accable notre coeur,
Et nous avons tout de suite l'impression que rien ne va pour nous.
Mais la vie vaut la peine d'être vécue.
Soyons heureux de pouvoir nous réveiller tous les matins,
d'admirer tout ce qui bouge autour de nous,
Un sourire de notre femme,
le regard malicieux de l'enfant qui cherche un câlin,
Un clin d'oeil de l'inconnu que nous croisons dans le couloir du métro,
le geste de la tête du jeune homme au casque vissé sur ses oreilles,
Un merci appuyé de la vieille dame à laquelle nous tenons la porte.
Nous sommes vivants et nous pouvons encore croiser le regard,
Pour nous encourager à porter avec légèreté
le fardeau de nos problèmes.
Sont-ils si lourds que nous ne saurions les affronter?
Sont-ils pires que ceux du voisin?
Soyons heureux,
Parce que nous décidons de ne pas nous laisser emportés
Par les dificultés, si importantes soient-elles,
parce que nous méritons de remporter la victoire qui est la nôtre,
Parce que la joie est le propre de tous les êtres.
Et nous la méritons vraiment.
5月20日 LA MEMOIRE EN QUESTIONIl est question de célébrer la mémoire contre l'oubli !
L'oubli de l'esclavage des noirs pendant plusieurs siècles de l'histoire de l'humanité construite unilatéralement par les empires occidentaux de cette époque-là, où aucune place n'était laissée à l'expression équilibrée des relations entre les peuples du monde.
La capacité que les explorateurs se donnant bonne conscience et les missionnaires se sentant investis d'un devoir presque divin avaient d'apporter la civilisation au monde dit"sauvage" n'avait de pareil que leur avidité de dominer les autres peuples du monde pour leur dicter leur modèle de société, d'asseoir leur suprématie et d'amasser les avantages qui en découlaient.
Bien entendu, certains rois africains ont par ignorance et parfois par naïveté, collaboré honteusement dans cette démarche d'avilissement des peulpes noirs sur le continent africain, en s'alliant avec certains négriers pour organiser des expéditions à l'intérieur des terres, et en vendant leurs propres frères pour quelques pacotilles. Leur responsabilité doit être retenue dans ce commerce qui a saigné le continent de ses hommes valables qui auraient contribué naturellement à construire son développement.
Toutefois, cette responsabilité ne saurait occulter le grand tort que les puissances occidentales doivent continuer à assumer dans l'état de délabrement et de déliquescence constaté dans l'insuffisance du développement industriel de l' Afrique.
Les grands mots, les grandes déclarations ne suffisent pas pour panser les plaies ouvertes dans la vie sociale et économique des peuples d'Afrique.
Qu'avaient fait les Alliés pour exiger de l' Allemagne une compensation pour les crimes commis pendant la 2è Guerre Mondiale à l'égard des juifs ?
Qu'avait-on exigé de l'empire nippon dans les crimes commis contre les peuples de l'Asie ?
Qu' avaient fait les colons américains lorsqu'ils ont exterminé des milliers, voire des milions d'indiens lors de la conquête de l'Ouest ?
Les pays européens, réunis au sein de L'Union Européenne, doivent assumer leur responsabilité à l'égard de l'Afrique pour qu'un vrai plan de développemrnt équilibré, débarrassé de ce partenalisme condescendant, soit instauré, afin que ce continent sorte de sa léthargie actuelle, et se retrouve au même niveau de relations avec les pays du monde.Ce qui n'est pas le cas actuellement.
Il est également de la responsabilité des Africains eux-mêmes ( en commençant par les dirigeants politiques) de saisir dans leur conscience la gravité de la situation, de ne pas se voiler la face dans des alliances irréfléchies avec les intérêts étrangers et se placer résolument au service de l'intérêt public pour améliorer les conditions de vie des peuples africains. Malheureusement, les dirigeants politiques actuels sont les premiers à brader le développement du continent pour asseoir leurs ambitions et leur soif de pouvoir, au mépris de la souffrance des peuples.
Il est aussi du devoir de chaque africain, individuellement, de se sentir concerné par le devenir de tout le continent, d'agir à son niveau pour contribuer à l'amélioration de son environnement éducatif, économique, culturel, sportif et familial, dans de petites actions au quotidien, en laissant la place à l'acceptation de l'autre dans sa diiférence. |
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