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March 07 LE PRINTEMPS DES POETESC'est Le Printemps des Poètes du 2 au 15 Mars 2009 !
Muses et envolées de nos pensées !
Nous allons vivre ces jours dans une ambiance toujours colorée par les parfums de notre esprit .
Certains parmi nous l'ont compris, et ils l'expriment dans la candeur de leur vie.
J'ai lu tout récemment des extraits de TRACES ET POEMES, d'Eric Fadzi Kpodzro,
Et je suis saisi par la profondeur de ses réflexions sur la vie.
Je vous invite à découvrir cette façon assez originale que ce jeune poète a de surfer sur les vicissitudes de la vie,
et aussi de se donner les moyens de les affronter.
Quant à moi, je suis content de vivre toutes ces choses avec volupté.
Je me joins à cet événement à travers ces quelques pensées que j'ai saisies de mon intérieur: la poésie nourrit mon âme.
Je voudrais pouvoir partager avec vous la plume de mes mots qui volent au vent de la vie.
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CHANSON POUR UN AMI
Juste un mot, ami, avant de te quitter,
Dans cette profonde et ténébreuse existence,
Où nous coulons doucement sans résistance,
Juste un mot avant de t'oublier.
Comme moi, tu as subi mille trépidations,
Comme moi, le fer de la vie a marqué ta peau.
Comme moi, tu as vécu cette ignoble condition,
Comme moi, aucun hasard n'est pour toi dispos.
Juste un mot pour te soutenir dans cet effort
Contre vents et marées tu seras toujours fort
Pour vivre et lutter et vaincre en majesté
Ces maladives histoires dans leur entité.
J'ai pensé souvent à toi, bon Compagnon,
Au milieu de toutes tribulations accablé
Et mon âme a senti ton repos troublé,
Et mon coeur meurtri a retrouvé en toi son compagnon.
Juste un mot, pour t'aider à trouver
Ce que par toi-même tu mettrais un temps
A bafouiller partout sans arriver
Pour échouer finalement dans un néant impotent.
Juste un mot, ami, avant de t'oublier,
Car nous avons tous besoin de conseils,
Je t'appelle à toujours espérer
Dans ce monde où tout doit aller à merveille.
Demain tu n'auras plus à souffrir,
Demain le sort de triomphe sera jeté,
Demain tu auras gagné après ces difficultés
Demain ton coeur aura commencé à vivre.
AU BORD DE L'EAU
Le soir tombait sur la ville de Lomé,
Et majestueusement le soleil reflétait
Ses derniers rayons sur la terre.
Je me promenais au bord du lac.
Ici, l'eau est grise et claire,
Les belles danses de l'eau calme
Rendaient ces rayons multicolores.
Quelques plantes aquatiques flottaient.
Là,au soleil couchant,
L'eau est jaune comme la pomme mûrie
Dans le jardin d'Eden.
Elle est belle, semblable au paysage crépusculaire de la Taïga.
Les vaguelettes venaient faiblement
Se casser sur la rive gauche aménagée.
A l'emport du vent, sagement,
Ces vagues, d'une tendresse un peu commune,
Pleuraient joyeusement leur fin
Qui s'annonçait à mes pieds allongés.
Au fond, sur le côté couchant,
Un pêcheur au filet déployait avec gaïté ses dernières forces
Qui lui restaient pour cette journée.
Tantôt il plongeait dans l'eau,
Tantôt, il ressortait pour respirer
Et replongeait ensuite, courageux,
Sans désespoir. Il est audacieux.
Maintenant, il est loin de moi.
Cependant, comme moi, il sent
La sainte fraîcheur de ce beau soir de Février.
Un oiseau volait au-dessus de l'eau.
Lui aussi était content de cette fraîcheur.
Un groupe de moineaux est passé.
A présent, tout chante ensemble:
"Il est beau de vivre."
LA MORT SUR LA TERRE...
Oui, gravement, elle s'approche du monde.
Oui, déjà, sa force immense l'inonde.
Regarde le ciel: elle avance à grands pas,
Comme le bon Pape écartant ses longs bras.
Regarde, cent mille morts au Moyen-Orient,
L'Europe couvant de gros malheurs,
L'Afrique, accablée d'immenses douleurs,
Oui, la mort ravage en sec conquérant.
Sur cette atroce terre, tout frémit
Comme la croix Jésus-Christ qui gémit.
En Amérique, elle tue, égorge sans pitié,
Bientôt elle moulera le monde entier.
Dans le Nord, elle s'étend en cyclone.
Au Sud, elle passe en ouragan glorieux;
Elle passe vers l'Ouest toujours en cyclone
Et se plante à l'Est en grand victorieux.
Elle passe, elle tue, et s'en va, la mort.
C'EST POUR TOI...
Ecoute cette chanson, cette courte chanson,
Belle et harmonieuse,
Elle vient du fond du coeur.
Si tu l'écoutes, gai elle te mettras
Et joyeuse tu seras,
Mais sache aussi que,
Te chantant,
Elle t'épie.
Regarde, l'essence de ton parfum,
envoûtant charlatanesque,
Intrépide sorcière,
Téméraire,
Elle te chante,
Mais aussi te pénètre,
Serpent venimeux de la jungle.
Ecoute cette chanson,
Mais arrête ta chanson.
Celle-là je la connais
Et je ne l'écoute plus.
J'en ai assez, mais
Elle est belle
Et je l'aime tant...
FRERE DE VIE,
As-tu déjà oublié ce que toujours l'on a vécu,
Et qui doit, par sa continuité, grandement t'instruire,
A travers l'anonymat et la singularité de son aspect?
Te souviens-tu encore des milles horreurs auxquelles, immanquablement,
Avons été confronté dans cette vie sans merci ?
Oui, pour toi, Homme, je l'ai retenu.
Oui, pour toi, Frère devant la vie, j'ai réfléchi.
Oui, pour ta victoire finale, j'ai réuni ces leçons.
Oh! Hommes, que nous sommes éphémères !
Marquons donc ce passage par notre oeuvre sereine,
Affirmons notre existence dans une splendeur d'esprit
Et, n'oublions pas, surtout, l'idéal d'une prompte explosion.
L'oeuf ne doit-il pas, dans un effort suprême, éclore
Pour voir naître un petit poussin d'or?
Ainsi va la vie.
Si l'ambition demeure forte et tenace,
Le résultat est toujours bienfaisant,
Encourageant notre désir montant,
A poursuivre son ardeur dans la perspicacité.
Ne vivons-nous pas pour gagner, bravement,
Et dans l'allégresse infinie, cette lutte,
Immense abîme où nous plonge l'inévitable existence?
Oh! Hommes que nous sommes, éternels esclaves,
A travers ces embûches et ces interminables torsions,
Il nous faut viser haut et sans complexe,
Les valeurs réelles de notre conscience longtemps ignorées,
Pour arriver à la lumière du triomphe,
Véritable accès à la porte de la vie.
L'OISEAU GRIS
Dans un petit étang,
Au bord du lac frais,
Un oiseau gris marchait.
Ses pieds étaient frêles
Comme on dirait sans scrupule:
"Il a des pieds de biche".
Cependant il résistait au doux vent
Qui soufflait très sainement.
Les ondulations cherchent joyeusement
A t'emporter vers leur petite rive.
Hélas! Tu tiens fort,
Car tu es en quête de ton pain.
Par ton petit long bec capricieux,
Tu fouilles dans le fond de l'étang.
"Tu as raison,beau petit oiseau!
Pour te nourrir, il te faut,
Comme les autres êtres,
Travailler pour réparer le vieux dommage.
Reste là ! Ne t'en va pas,
Comme moi, au gré du vent.
Travaille, fouille, cherche,
Car bientôt tu te réjouiras.
Alors le petit vent t'emportera
Gaiement vers le firmament".
Un manant est passé au bord de l'eau.
Petit oiseau! Il t'a effrayé.
Sa nature ne te conviendrait'elle pas?
Se pourrait-il qu'il soit,
Méchant et sauvage envers toi?
Tu es parti maintenant.
Seules les ondulations se multiplient
Sur cette veuve, malheureuse et depaysée rive.
Tu es parti, petit agaceur de son repos,
Mais n'oublie pas son geste bienfaiteur...
TODZISSA
Les âges sont passés, mais sans en tenir compte,
Les profondeurs ont rejailli la sève de ton nom.
Qui pourrait oublier donc ce que tu fis,
Pour préserver ta longue appartenance à ta Terre?
Qui saurait douter de toi?
Oh! Todzissa !
Sans cesse protecteur de la destinée de tes fils,
Tu as sû engloutir la haine et la mésentente.
Todzissa, Dieu des pères de nos pères !
Longtemps vénéré des générations,
Tu restes encore notre fer de lance,
Todzissa, éternel bouclier des Akla :
Parle et tout sera fait.
Réponds donc.
Le temps passe trop vite,
Nous devons presser.
Todzissa, Initiative primordiale,
N'est-ce pas toi qui, très tôt,
As sû choisir tes envoyés ?
Les reconnais-tu, tes toutes premières créatures ?
Te souviens-tu de ceux-là,
Qui te sont toujours fidèles?
Elu-Kèkè,
Izizi,
Kokosatchi,
Okaïdu,
Okotoklodù,
Evè,
Sasramasa,
Isutèwlè,
Ozeki,
Tous te sont fidèles,
Car ils ont été pour toi,
Ce que fut Force pour Nature .
ENVOLEES
Perdu dans la brume de mon imagination calme,
Divin soupir dans cet apaisement de tout mon être,
Alors que des oiseaux ne cessaient de tourner
Dans la verdure et la fraîcheur des lauriers,
Je rêvais doucement , emporté par l'aile,
Angélique créature de son amour si béni.
Oh! Belles Envolées dans le ciel azuré,
Pourrais-tu m'apprendre quel language,
Quelles intentions enivreraient son âme?
Regarde comme elle va.
Elle me suivait comme un ami, et moi,
Sans aucune crainte de la voir s'envoler,
Vers un univers angoissant et sans faveur,
Je marchais tête haute au-devant de moi.
Son parfum ne me quittait plus.
Embaumant ma vie de son élixir bienfaiteur,
Son miroitant visage était pour moi,
En des moments de tristesse et d'inquiétude,
Ce qui prédisait mon bonheur prochain.
Les traits tirés de son visage brillaient avec douceur
De cette clarté qui éblouit souvent les vagabonds
Attardés dans la plénitude de cette obscurité de la vie.
Je revoyais son sourire si tendre et si profond,
Eclairant, souverain, l'atmosphère où, tout doux,
Nous étions parfois plongés, heureux.
Comme son corps si grâcieux m'attirait merveilleusement !
Comme son ombre est si présente en moi !
N'est-ce pas là cette colombe aux ailes dorées,
Voltigeant dans la prairie de la vie,
Dont le souffle harmonise toute la nature de cet hymen ensorcelante !
Serait-ce par hasard la Fleur tropicale,
Tant recherchée par le touriste voyageur
Que je suis dans cette vie, et qui,
Avec assez de délicatesse et d'adoration,
Admire le splendeur inédite de ta beauté ?
Oui, mes rêves sont profonds et doux.
Mes sentiments sont encore une fois aiguisés ,
Par l'absence et l'inquiétude malfaisante
Qui tourmentent à présent mon coeur.
Ma pensée toujours vive et éclairée par ton image,
Reçoit la lumière et la force de sa vie
A travers l'univers que lui crée ton amour.
Je m'emporte vers un ciel lointain,
Où dans la joie et l'apaisement ,
Ma vie se trouve imbibée de tout ton être,
Y usant la sève de son amour
Qui unit nos deux coeurs ensemble,
Renforçant ainsi l'intimité et la confiance de nous deux.
Toutefois, n'oublie pas, mon coeur,
Qu'avant tout, cherchons à unir
Et à préserver notre amour,
Car, dans notre existence ici-bàs,
Notre seul rôle est de nous aimer.
Oui, aimer est bien le mot qui convient.
Aujourd'hui où je te parle à coeur joie,
Pour exprimer tout haut
La flamme sourde et puissante
Qui envahit tout mon corps,
Aimer, c'est chercher une étoile dans le ciel,
Fouiller et inspecter tout l'espace qui s'offre.
L'homme a donc une lourde épreuve.
Aimer, c'est mesurer avec précaution les immenses dimensions
De cet édifice introuvable.
C'est vouloir le bonheur de l'autre,
Dans la voie d'une parfaite réussite.
C'est aussi apprendre à le connaître mieux,
Afin d'approfondir le fruit de l'union.
C'est viser, non pas un libéralisme
De moeurs et des habitudes entre deux ,
Mais surtout à travers une subtilité pondérée,
Cultiver l'expérience sans cesse naissante
Dans cette mûrissante étendue de la vie.
Aimer, c'est enfin accéder, aguerri de cette éprenve,
A la satisfaction de toute l'espérance,
Dans la victoire,
Mais aussi dans le bonheur,
Dans la richesse, mais aussi dans la science,
Dans l'honneur, mais aussi dans la puissance de l'âme.
February 27 CLASSE DE NEIGE - avant le départQuande je partirai en classe de neige,
Je deviendrai autonome.
Même si je m'exprime mieux avec ma famille
qu'avec mes amis,
Je sens que je vais aimer ce séjour.
Je vais apprendre à vivre autrement que chez moi.
Je vais quitter ma famille
Dans des "pleurnichouilles"
Mais cela va bien se passer.
Pour la première fois de ma vie,
Je vais skier.
J'ai un peu peur de me casser une jambe.
En trois semaines,
Je vais apprendre à mieux connaitre mes amis.
Et en plus, je vais manger de la raclette et de la fondue !
Miam, Miam, Slurp
Je sens que je vais passer d'inoubliables moments.
Cornélia K. (27 Février 2009) January 22 UN DIMANCHE ENTRE DEUX COPINESET SI ON REVAIT ENSEMBLE ...
Voici comment peut se traduire un moment que deux petites filles, des copines de classe, ont passé ensemble au cours d'un après-midi d'hiver à Saint-Ouen. Tout en jouant, elles se sont amusées à voyager dans l'imaginaire à la rencontre de ce plaisir partagé qui fait souvent le bonheur de l'enfance, nous invitant à la découverte de notre intérieur.
COULEURS (Léna, 9 ans)
Rouge sur mes jolies lèvres
Bleu est ce joli ciel.
Jaune comme ce soleil si beau
Orange comme ce bon fruit qui se mange,
Blanc comme sur ces feuilles où on écrit tout le temps.
AMIES (Cornélia, 9 ans)
A chacun sa passion
Mais aussi à chacun son idée
Idée rime avec proposition pour le groupe
Ensemble nous partageons :
Sourire, pleurs et joies ...
ça c'est bien la définition du mot :
AMIES !!!
January 01 NOUVELLE ANNEE - NOUVELLES DECISIONSBONNE ANNEE 2008
BONNE SANTE
LONGUE VIE
PROSPERITE
Je décide d'agir de toutes mes forces pour réaliser
ce qui me tient à coeur.
N'est-ce pas cela que nous nous disons tous?
Au fond de nous,
Combien nous voulons voir
les choses changer,
en mieux,
pour nous et nos proches !
Alors, soyons courageux
pour abattre les frontières de nos peurs
et gagner la joie
de nos réussites.
March 25 Allez, poète !Au printemps des poètes,
Rêvons ensemble,
Chantons encore la vie.
A la lumière de nos sens aiguisés
Sans oublier la torpeur du temps,
Rageons des injustices enfouies
Pestons des miasmes qui ne se disent.
La joie existe pourtant
Aux portes de notre sourire,
Du matin de notre espoir,
A midi engageons-nous,
Pour que soit connu
Ce qu'au soir nous aurons gagné
Dans l'amour de l'autre.
Vivons sans oublier
Qu'à côté de nous ,
Si nous n'y prenons garde,
Perfides et sans âme,
la haine et le mépris de l'autre
Ne sont jamais loin.
Mais nous sommes forts
Et nous le savons,
Qu'à cette maladie de l'esprit,
Nous opposerons notre Joie de vivre,
Nous voulons montrer
combien richesse est nôtre,
combien partout nous serons dignes
A construire cette terre
Qui est nôtre à tous.
(par Peter Kpodzro)
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